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Étude de cas (17 pages) par le site de recherche de l'Université Laval
L’aménagement du territoire s’est longtemps appuyé sur des outils hérités d’une logique économique de production — des plans de zonage qui séparent les fonctions et optimisent l’efficacité —, peu adaptés pour prendre en compte la qualité des cadres de vie qu’ils génèrent. Le discours sur l’aménagement exprime de plus en plus une volonté de rechercher la qualité, mais les multiples facettes de celle-ci rendent cette intention difficile à mettre en œuvre : elle repose à la fois sur les caractéristiques physiques d’un lieu et sur l’expérience sensorielle et individuelle que les personnes en ont. Cet article propose une approche combinant Système d’information géographique (SIG) et évaluation multicritères (EMC) capable de prendre en compte cette complexité pour la qualité de l’environnement bâti (QEB). Nous traduisons la BEQ en deux ensembles complémentaires d’indicateurs spatiaux — des mesures physiques et de localisation traditionnelles, et des critères améliorés centrés sur l’humain qui prennent en compte la qualité esthétique, la qualité des espaces publics, l’exposition au bruit et la diversité sociale — et utilisons le processus analytique hiérarchique (PAH) pour les pondérer par rapport à des objectifs politiques explicites définis par les parties prenantes. L’indice d’adéquation BEQ ainsi obtenu est illustré à travers une application concrète à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), en s’appuyant sur son cadre de politiques publiques et ses données géospatiales ouvertes, et se présente sous la forme d’une véritable carte thématique que nous interprétons et discutons, plutôt que de nous contenter de l’anticiper. Nous situons la pertinence académique, socio-économique et politique de cette approche, tout en en précisant clairement les limites : le modèle quantifie ce qui peut être mesuré, mais doit être complété par une lecture qualitative et contextuelle qui tient compte de ce qui ne peut l’être. Nous concluons par une feuille de route de mise en œuvre en quatre phases qui offre aux autorités municipales un parcours concret, de l’adoption à l’utilisation courante. Par Aya Boussouf, Dener Francois, Léa Lidam, Michel De Blois, Roxane Fontus et Siba Américain Bilivogui.
| Date | 5 December 2025 |
| Author | Université Laval Research Site |
15 August 2026
14 August 2026

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