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Étude de cas (lien) par le site de recherche de McGill University
Dans les années 1950, Détroit comptait déjà quelques bars lesbiens, mais ceux-ci s’adressaient exclusivement à la population lesbienne blanche. En revanche, la plupart des sorties nocturnes des personnes LGBTQ noires de la région de Détroit se déroulaient dans des maisons privées, où la nouvelle des soirées se répandait de bouche à oreille. L’une des hôtesses les plus remarquables et les plus fidèles fut Ruth Ellis, militante lesbienne noire et figure emblématique de la communauté de Détroit tout au long du XXe siècle. Avec sa compagne, Ceceline « Babe » Franklin, elle tenait une imprimerie et vivait dans une maison située sur Oakland Avenue, une rue alors très prisée pour la vie nocturne et le commerce afro-américains. Tout au long des années 1940 et 1950, elles organisaient chez elles des soirées qui attiraient des lesbiennes et des gays noirs de tout le Michigan et de la région métropolitaine de Détroit, si bien que les habitants de la région surnommèrent leur maison « The Gay Spot ». Les soirées chez Ellis ont fini par dépasser le simple statut de lieu de rencontre où les personnes queer noires pouvaient s’amuser. Elles ont permis aux lesbiennes et aux gays noirs de Détroit de rencontrer des amis et des amants, de former une véritable communauté et de se soutenir mutuellement à une époque où il était difficile d’être à la fois noir et queer. Écrit par Renée Li.
| Date | 29 May 2026 |
| Author | McGill University Research Site |
18 August 2026
18 August 2026
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