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Ruth Ellis's House Case Study Drawing
| Type de la ressource | |
| Auteur | Renee Li |
| Propriétaire du droit d'auteur | Nighttime Design |
| Type de point de vue | Chercheur.se |
| Langue | Anglais |
Detroit was home to a few lesbian bars by the 1950s, but they exclusively catered to the white lesbian population. Instead, most nightlife for black LGBTQ people in the Detroit area took place in private homes where news of parties spread by word of mouth. One of the most notable and enduring hosts was Ruth Ellis, a black lesbian activist and prominent community figure in Detroit throughout the 20th century. She and her partner, Ceceline "Babe" Franklin, ran a print shop and resided in a house on Oakland Avenue, then a popular street for black nightlife and commerce. Throughout the 1940s and 50s, they held parties at their house that attracted black lesbians and gay men across Michigan and the Detroit metropolitan area, becoming known to locals as “The Gay Spot.” Ellis’s house parties ultimately transcended being a mere gathering place for black queers to have fun. It allowed black lesbians and gays in Detroit to meet friends and lovers, form a real-life community, and exchange support in what were hostile times to be both black and queer.

Dans les années 1950, Détroit comptait déjà quelques bars lesbiens, mais ceux-ci s’adressaient exclusivement à la population lesbienne blanche. En revanche, la plupart des sorties nocturnes des personnes LGBTQ noires de la région de Détroit se déroulaient dans des maisons privées, où la nouvelle des soirées se répandait de bouche à oreille. L’une des hôtesses les plus remarquables et les plus fidèles fut Ruth Ellis, militante lesbienne noire et figure emblématique de la communauté de Détroit tout au long du XXe siècle. Avec sa compagne, Ceceline « Babe » Franklin, elle tenait une imprimerie et vivait dans une maison située sur Oakland Avenue, une rue alors très prisée pour la vie nocturne et le commerce afro-américains. Tout au long des années 1940 et 1950, elles organisaient chez elles des soirées qui attiraient des lesbiennes et des gays noirs de tout le Michigan et de la région métropolitaine de Détroit, si bien que les habitants de la région surnommèrent leur maison « The Gay Spot ». Les soirées chez Ellis ont fini par dépasser le simple statut de lieu de rencontre où les personnes queer noires pouvaient s’amuser. Elles ont permis aux lesbiennes et aux gays noirs de Détroit de rencontrer des amis et des amants, de former une véritable communauté et de se soutenir mutuellement à une époque où il était difficile d’être à la fois noir et queer. Écrit par Renée Li.