« Je perçois la 13e Avenue comme une rue où l’on voit vraiment qu’il s’y passe quelque chose. Quand on s’y promène, il ne s’agit plus seulement de circulation. Les gens utilisent les trottoirs différemment. Ils s’y attardent, s’y assoient, échangent. L’atmosphère y est plus animée, plus vivante.
Les trottoirs y sont pour beaucoup. Ils semblent plus spacieux, pas seulement standard, et cela change le comportement des gens. On voit bien que la rue n’est pas seulement fonctionnelle, elle soutient réellement la vie quotidienne. Il y a un rythme différent : les gens circulent, mais s’arrêtent aussi et prennent le temps.
En même temps, on sent bien que cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Ça s’est fait avec le temps. Ce que l’on vit aujourd’hui est le résultat de la convergence de nombreux facteurs.
Ce n’est pas un grand geste, mais de nombreuses petites décisions. La façon dont les bâtiments rencontrent la rue, la façon dont l’espace est donné aux gens, la façon dont tout s’articule. Tout cela crée une meilleure expérience. On sent qu’il y a là un niveau de qualité supérieur.
Ce n’est pas parfait, mais c’est clairement mieux. Quand on est là-bas, on remarque la différence. Les gens sont plus présents dans l’espace, et c’est vraiment ce qui fait que ça fonctionne.
Pour moi, l’expérience, c’est ce passage d’une rue purement fonctionnelle à un lieu où la vie s’épanouit réellement. »
(Adapté d’un entretien. Modifié pour plus de clarté tout en préservant la voix du participant)
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